Dans l’ombre du Machu Picchu, le Choquequirao présente pourtant de nombreux atouts pour concurrencer un jour son mythique cousin. Entre authenticité et économie pour le portefeuille.

Elles se dressent au milieu des nuages. À 3000m, intactes, les ruines du Choquequirao laissent découvrir un morceau de l’histoire inca. Tout autour, les sommets se font concurrence pour aller le plus haut possible. En contrebas, le fleuve Apurimac, lui, tente de se frayer un chemin entre les montagnes. Pendant ce temps-là, le touriste se retrouve perdu. Émerveillé par ce décor magique.

Seul au monde

L’impression est jouissive. Dans ce décor mystique, vous êtes seul (ou, au pire, vous croisez 4 ou 5 autres randonneurs). Seul avec cette cité inca mystérieuse, dont on ne connaît toujours pas l’exacte fonction. Entre la partie haute et la partie basse du site, prenez votre temps. De toute façon, personne ne viendra vous presser. Vous êtes seul. Très loin de l’agitation d’une cité inca voisine bien connue.

Isolé, mais plus pour longtemps...

L’ambiance pourrait changer. Bien moins prisé par les touristes que le Machu Picchu, le Choquequirao se trouve pourtant dans le viseur du gouvernement péruvien. L'ancien président Kuczynski y avait même fait du repérage en vue d'un projet de téléphérique. Le but ? Faire passer le nombre de visiteurs de quelques milliers par an à plusieurs centaines de milliers. Vite, il est temps d’y aller !

Les mollets seront bien récompensés

La marche pourrait décourager. Par ses pentes très élevées, le “Choque” effraie en effet. Finalement, ce trek vaut la peine d’être fait justement parce qu’il défie ses randonneurs. Surtout, la cité inca trouvée au sommet et le panorama alors offert aux yeux du touriste récompensent bien largement cette marche. Un soulagement mêlé d’ébahissement.

La bonne opération du porte-monnaie

Les prix augmentent ces derniers temps... Mais pas de quoi s’affoler ! L’entrée au Choquequirao coûte encore 60 soles (environ 15 euros). Bien moins que les 150 qu’il faut débourser pour entrer sur le Machu Picchu. Le portefeuille aura donc vite fait de choisir son camp.